Couverture du jeu - ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011

Rayman, ou l’art des « Origines » !

Après être passé sous l’éteignoir des Lapins Crétins, le célèbre Rayman Origins a fait un retour fracassant en 2011 sur PC et consoles ! Pour Epix, petit tour d’horizon sur une pépite signée Ubisoft, depuis les studios de Montpellier !


Dieu que c’est beau !

Le gameplay est vraiment réjouissant, wouah ! - ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011
Le gameplay est vraiment réjouissant, wouah ! – ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011

Evidemment, la première chose qui nous saute aux yeux, ce sont les graphismes. Ils sont d’une beauté déconcertante et sur divers aspects :

Les personnages

Qu’il s’agisse de Rayman ou de ses potes Globox et les Ptizêtres, tous sont très attachants. Ils ont conservé leur apparence de toujours, quoiqu’un poil stylisée.
Chacun d’entre eux a une animation qui lui est propre : Rayman qui donne des grosses mandales et des coups de pied, Globox qui colle des gifles qu’on n’aimerait guère se prendre, et les Ptizêtres qui balancent des petites ondes de choc. Autant dire que les mouvements des personnages tout comme leur chara-design ont été soignés jusqu’au moindre détail… On peut en dire autant des ennemis, tout aussi charismatiques !

Les décors

Mamma mia, qu’ils sont jolis ! Rayman et ses copains évoluent dans 6 mondes aussi loufoques les uns que les autres : dans une jungle luxuriante, et bourrée de jolies couleurs ; le désert des Didgeridoos, animé dans tous les sens ; ou encore la terre gourmande, où se mêlent cocktails glacés à la surface et cuisine sulfureuse en sous sol !
Les différents environnements dans lesquels évoluent les héros sont colorés, captivants et collent parfaitement à l’esprit du jeu : somptueux, mais cartoonesques !

Cartoonesque, c’est le principal descriptif visuel de Rayman Origins : plus qu’un simple jeu de plateformes en 2D, c’est comme un véritable dessin animé ! L’équipe artistique a choisi de renouer avec ce qui faisait le charme des premiers jeux Rayman : une touche cartoon. Un dessin animé de premier ordre bien sûr !

Il faut savoir que les décors et les personnages ont tous été faits à la main (sur tablette graphique, ça va de soi). Un travail colossal au résultat pétillant et plein de vie !

L’ambiance musicale au top !

Quitte à roupiller, autant que ce soit en rythme ! - ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011, scène d'introduction du jeu
Quitte à roupiller, autant que ce soit en rythme ! – ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011, scène d’introduction du jeu

Si l’univers de Rayman a bien quelque chose d’unique, c’est l’originalité de ses musiques !
On doit les mélodies de Rayman Origins au génialissime Christophe Héral.

Toutes les ambiances et tous les instruments y passent : le disco, une touche latine par quelques airs de salsa, un ukulélé pour se sentir s’évader, sans oublier de petites voix chantantes et de jolies notes sifflées. On a même droit à un peu de guimbarde dans certains menus, ainsi qu’aux premiers niveaux dans la jungle !

Même les personnages sont des artistes : dans l’intro du jeu, on retrouve :

  • Rayman qui mange des fruits un par un
  • Les deux Ptizêtres en train de marmoner puis d’aspirer les mouches environnantes
  • Polokus, vieil être à la barbe rousse créateur de la Croisée des Rêves, en train de « fumer » sa pipe…en faisant des bulles
  • Globox, le meilleur ami de Rayman, en train de ronfler comme pas deux.

Et devinez quoi ? Tout ce bruit se fait en rythme, et en beatbox s’il vous plaît ! Voilà qui a de quoi déranger les habitants d’en dessous – on y revient après.

A noter que certains passages nous laissent entendre les personnages parler…mais c’est véritablement du charabia, une sorte d’anglais parlé en mode « yaourt ». Pourquoi pas !

Somme toute, on se laisse gagner par des musiques rythmées, formidablement orchestrées et diablement prenantes. Du bonbon pour les oreilles !

Un scénario ? Pour quoi faire ?

Croyez-le ou non, mais Rayman danse avec un antagoniste -  ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011
Croyez-le ou non, mais Rayman danse avec un antagoniste – ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011

C’est vrai que la série Rayman n’a jamais été connue pour des scenarii hollywoodiens…Pourtant, à l’évocation de l’appellation « Origins », ce titre pouvait faire espérer aux joueurs une histoire sur les origines et la naissance de Rayman et certainement une histoire épique !

Sauf que non : il s’agissait d’une allusion à un retour aux sources en termes de gameplay. Il fallait renouer avec ce qui a fait le succès des premiers jeux de la série.

Au final, nous nous retrouvons avec une petite bribe d’histoire : nos amis qui ronflent font un vacarme épouvantable. Si bien que les ennemis (les cauchemars de Polokus, qui prennent vie comme ses rêves) commencent à en avoir marre, en particulier une mamie squelette demeurant dans la Lande aux Esprits Frappés. Elle a beau s’époumoner, rien à faire…elle envoie donc tous les cauchemars de la Lande envahir la Croisée des Rêves et faire taire les impertinents qui font trop de bruit.

Pas très recherchée comme trame…mais ça a le mérite d’être rigolo sur la forme : après tout, on est là pour taper et partir à l’aventure, pas pour raconter des histoires !

Il n’y a pas de but précis, mais essentiellement quelques quêtes : chaque monde que traverseront les protagonistes sont la demeure de différentes fées, capables d’ouvrir l’accès à de nouveaux territoires. Mais comme elles sont prisonnières, il faut les délivrer, en échange de quoi vous pourrez obtenir le pouvoir de : « frapper », comme quoi, c’est pas inné, planer, notamment Rayman avec ses mèches de cheveux, nager et courir sur les murs. Et après, il faudra battre toute une tripotée de boss, gigantesques pour la plupart, qui se révèlent être des petits rois riquiquis et tous mignons !

Faute de scénario, on avance sans s’en préoccuper !

Addictif avec sa touche de challenge !

Ouh le vilain boss ! - ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011
Ouh le vilain boss ! – ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011

Hé oui, il va être difficile de lâcher le clavier ou la manette !

Le gameplay de Rayman Origins est particulièrement prenant de par une grande facilité de prise en main. Inutile de se triturer les doigts pour réaliser des prouesses au combat. Seules quelques touches sont à retenir pour sauter, courir et attaquer. On prendra alors plaisir à voir nos personnages prendre vie au gré de notre volonté d’avancer dans notre aventure.

Le plaisir de jeu est maximal. En plus de se rincer l’œil devant la plastique du soft français, on prend toujours un malin plaisir à décocher de grosses patates ! Le jeu est en plus de cela très rythmé et chaque niveau représente un certain défi acrobatique.

En solo, c’est déjà jouissif…alors imaginez en mode coopération ! Car oui, il y a bien un multijoueur ! Et c’est une garantie absolue de rigoler entre copains, sur un titre déjà plein de vie et de gaieté.

La difficulté, parlons-en : elle est très justement dosée et va croissante au fil des mondes et des niveaux. Les premiers épisodes sont une mise en bouche ni trop simple ni trop corsée.

Au fur et à mesure que l’on avance, Rayman Origins va demander aux joueurs de plus en plus de vigilance, d’observation et de concentration. Car un seul contact avec l’ennemi ou un saut dans le vide, et vous n’avez plus qu’à recommencer au précédent checkpoint !

Mais le nec plus ultra de Rayman Origins, c’est ce fameux niveau hardcore, que vous débloquerez en pourchassant les Coffrapattes dans des petits niveaux spéciaux. Ces bougres sont affreusement énervants tant ils vous mènent par le bout du nez, mais finissent tout de même par vous donner la Dent de la Mort qu’ils contiennent. Il vous en faudra 10, très compliquées à obtenir. Mais une fois que vous les avez, vous aurez accès au tout dernier niveau, j’ai nommé…

La Lande aux Esprits Frappés

Une partie du niveau hardcore…il faudra s’y reprendre à plusieurs fois ! – ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011

Pour vous la faire simple, ce niveau est IM-PO-SSIBLE à réussir du premier coup. Il est truffé de pièges, et la moindre incartade vous fera recommencer !

Ce niveau se situe justement chez les cauchemars de Polokus, bien fâchés des ronflements incessants de nos amis. Alors il était temps d’aller leur coller une petite correction ! On croirait une dispute de vieux couple…

Une dernière touche rigolote dans ce jeu qui frise la perfection : Rayman Origins est l’un des seuls jeux où l’on peut casser et démolir les crédits du générique de fin. C’est marrant, ça défoule…et on en redemande !

La note : 19/20

Que dire de ce bijou ? Il est beau à en pleurer, rigolo, accessible, cartoonesque, terriblement amusant et réalisé avec un souci du détail qui témoigne d’une seule envie de la part des développeurs : faire plaisir aux joueurs. Même 10 ans après sa sortie, Rayman Origins n’a pas pris une ride et reste une référence en matière de jeux de plateformes en 2D. Chapeau bas Ubisoft !

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Image mis en avant : Couverture du jeu – ©Ubisoft, Rayman Origins, 2011

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