Bien le bonjour !
Je suis Mélany, nouvelle arrivante sur ce cher Epix ! Ayant déménagé il y a peu de temps dans le sud, j’ai décidé fin Juillet, lors de mon dernier jour à Limoges, de retourner dans un élan de nostalgie au Grand Ecran Centre, place Denis Dussoubs. J’ai donc eu envie de vous parler de cinéma et d’un film : Divorce Club. C’est drôle quand on y pense, moi qui ai une culture au ras des pâquerettes de ce côté- là, mais comme le dit l’adage : il faut un début à tout.
Connaissez-vous la situation des cinémas post-confinement ?
C’est compliqué, on ne va pas se mentir et pour plusieurs raisons. En effet, il y a la peur qui reste en surface d’être dans un espace restreint et collectif et d’être ainsi plus en danger avec la pandémie qui nous guette. (Je vous rassure, vu que tout le monde se dit ça, les salles ne sont pas bien remplies.) On en vient tout de même à une baisse de fréquentation qui tombe au tiers des chiffres habituels pour cette période estivale. Les dates des blockbusters américains tant attendus qui sont repoussées, faute de possibilités de pouvoir finir la production ou la promotion des films, n’aident pas non plus.
Limoges en paye également les frais : le Lido n’a pas pu rouvrir, Le Grand Ecran Centre se doit de fermer devant le manque de clientèle dans un but second de re-modernisation. Mais, Ester lutte et reste ouvert pour accueillir ceux qui désirent tout de même aller au cinéma.
Mais alors, qu’est-ce que c’est Divorce Club ?
C’est une comédie réalisée en 2019 par Michaël Youn, et qui est sortie cette année. On verra plus tard qu’il y a un objectif plus profond que le simple attrait humoristique de ce projet qui démontre une nouvelle fois l’évolution du réalisateur que l’on connaît pour les fous rires qu’il provoque. Nous découvrons donc Ben qui prépare ses noces de bois (un coup de pouce ? 5 ans de mariage !), toujours aussi fou amoureux de Vanessa. Seulement voilà, lors d’un évènement promotionnel de l’entreprise où travaille sa femme, Ben entend sa femme faire des choses pas très catholiques avec son patron, les deux personnes n’ayant pas pris la peine de couper le micro du bureau dans lequel ils se trouvent. C’est donc un personnage brisé que l’on suit qui tente de se reconstruire. Et par chance, il retrouve son ami de fac, Patrick avec qui il va vivre par la suite. Ce dernier va contraindre son ami malheureux à se réjouir de toutes les choses qu’il ne pouvait plus faire lors de son mariage et à se délecter du célibat. C’est progressivement un « Divorce Club » qui se forme avec d’autres divorcés quarantenaires, en recherche d’adrénaline et d’une jeunesse mise de côté.
Instagram de Arnaud Ducret, 29 juin 2018
C’est par un (mal) « heureux » hasard que le film prend forme : le distributeur SND et le producteur Clément Miserez soumettent l’idée au futur réalisateur de faire un film sur le divorce et le fait d’accepter ses limites et d’agir uniquement sur ce qui est en notre contrôle. En même temps, Michaël Youn se sépare de sa compagne et réfléchit sur sa vie, sur la vie en général. Autant dire que le projet tombe à pique.
Avant tout, qui joue dedans ?
Une jolie équipe avec plein d’acteurs que l’on aime bien :
- Michaël Youn dans le rôle de Titi (je préfère le préciser !)
- Caroline Anglade dans le rôle de Marion (Alexandra dans le film Joséphine mais aussi voix française de Megan Fox)
- Arnaud Ducret dans le rôle de Ben (Je l’ai connu à travers Les Ex ou Les Profs !)
- Audrey Fleurot dans le rôle d’Albane (La dame du Lac dans Kaamelot, eh oui !)
- François-Xavier Demaison dans le rôle de Patrick
Et tant d’autres : Jarry, Cartman, McFly et Carlito, Benjamin Biolay, Gregoire Bonnet (qui m’a fait tellement rire en jouant la crise de la quarantaine !), ou Vincent Desagnat (le bon vieil acolyte de Michaël Youn)
Divorce Club a-t-il eu du succès ?

Le film est primé plusieurs fois au Festival Alpe d’Huez le 18 Janvier 2020 (festival international du film de comédie ) :
- Le Grand Prix OCSTV
- Le prix Globes de la presse
Est-ce qu’on peut s’arrêter 5 minutes sur la beauté de la maison de Patrick ?
Bien sûr que l’on peut ! D’ailleurs, je vais vous faire part de quelques détails dessus !
Source : Instagram de l’acteur Arnaud Ducret du 6 septembre 2018
D’une manière impressionnante, le film prend grand soin d’en mettre plein la vue au spectateur avec ce décor littoral et varois.
Cependant, ça n’aura pas coûté aussi cher pour la production qu’il n’y paraît. Déjà, évidemment, ce lieu a été loué pendant 2 mois. C’est au final, un budget de 6 millions d’euros pour un décor spectaculaire et des petits détails trompe-l’œil.
Ainsi, on aperçoit une Ferrari 250 GTO, un des modèles les plus coûteux au monde. (Franchement, même moi qui ne suis pas une grande friande de voitures, il faut avouer qu’elle est magnifique !)
Cette villa Rocabella du Pradet est une maison Belle Epoque, située vers Toulon au style Napoléonien, construite au XIXème siècle par Hans-Georg Tersling. C’est évidemment le genre d’endroit que tout le monde peut s’offrir (après tout, elle n’a été vendue « qu’à » 19 millions au propriétaire actuel). Le genre qui comporte trois hectares jusqu’au bord de la mer, des jardins suspendus, une petite plage privée, plus de 2000 m2 de surface habitable à l’intérieur (avec des suites, une bibliothèque, un jardin d’hiver..)
Source : Instagram de François-Xavier Demaison, 12 septembre 2018
Il s’agit en réalité d’une Daihatsu avec une coque de Ferrari ! Plutôt bluffant et ressemblant à l’original !
A quoi ressemble la Daihatsu Copen :

A quoi ressemble la vraie Ferrari 250 GTO :

Quelques détails croustillants ?
Toujours !
Saviez-vous qu’il y a une petite histoire à l’apparition de McFly et Carlito ? Elle est ici :
Je vous explique, calmez vous ! McFly et Carlito ont fait quelques concours d’anecdotes avec des invités. Il s’avère que pour le quatrième concours, c’est Michaël Youn et Vincent Desagnat qui participent contre McFly et Carlito. Le but imposé par le réalisateur est simple, si les Youtubeurs gagnent, ils auront un petit rôle de figuration ou une apparition brève dans Divorce Club ! Je vous laisse conclure par vous même quelle équipe a gagné.
Encore ? Mais vous êtes gourmands ! Arnaud Ducret devait jouer Patrick, et non Ben ! Puis lors de rencontres ultérieures entre notre acteur ici-présent et notre réalisateur, ce dernier a été convaincu qu’Arnaud Ducret avait ce qu’il fallait pour jouer l’étoffe de Ben.
Tu nous racontes plein de choses… Mais toi, qu’as-tu vraiment pensé de Divorce Club?
Il est temps que je partage mon avis sur Divorce Club. Il ne faut pas se méprendre, ce n’est pas mon nouveau film préféré. Mais, il m’a vraiment touchée. J’ai ris devant, pleuré, souris, et eu envie de taper plus d’un personnage !
C’est la richesse du film qui en fait sa beauté. Attention, je parle bien de contenus et de diversités, pas d’une valeur matérielle.
C’est un beau film qui parle d’une période de la vie où l’on se remet beaucoup en question : l’épreuve des quarante ans. Alors, certes j’en suis encore loin, mais j’ai suffisamment d’exemples autour de moi qui montrent que c’est vraiment un cap compliqué où on se remet à douter de tout, où l’on tente de prendre du recul sur son propre chemin. Une grande réflexion est portée sur le sens du mariage et du divorce, de l’amitié et de l’amour. Et surtout, au final, sur le fait de lâcher prise, de profiter de tout ce que l’on a autour de soi, comme ressources.
J’ai beaucoup aimé aussi la diversité des personnages et une réelle tentative de mixité. Albane, jouée par Audrey Fleurot, sortant de son divorce, profite de son célibat comme les hommes du « Divorce Club » sans distinction ni jugement : elle fait la fête, s’apprête, et enchaîne les conquêtes.
Mon petit commentaire de fin ? Allez le voir si vous pouvez !
A bientôt,

