Paysage du Pique d'Estats

La Pique d’Estats : direction les Pyrénées ariégeoises !

Cette fois, c’est un point culminant bien plus costaud qui nous attend pour une ascension vertigineuse : la Pique d’Estats !

Le premier conseil que je puisse vous donner, c’est de faire votre stock de boisson et d’en cas assez tôt sur la route : même si l’on arrive le matin dans les villages de montagne, les commerces et petites surfaces seront bondées. Après avoir passé Foix (magnifique ville au passage), on se fraie un chemin dans les bouchons…Mais l’avantage de notre périple, c’est qu’il pourra vite nous en débarrasser : la majeure partie des voyageurs se rendent en Andorre, alors on peut faire la route tranquillement vers la Pique d’Estats !

Il faut prendre la direction d’un village nommé Marc (oui oui, c’est bien un village). Les routes sont tortueuses et l’on atteint vite les 2000 mètres d’altitude. Au détour d’un virage, un chemin perce la forêt. C’est ici que l’aventure peut commencer !

Le début de l’aventure :

Sac à dos ? Check. Lunettes de soleil ? Check. La bouffe et la flotte ? Check. Chaussures ? Oui, il vaut mieux… Et c’est parti !

L’odeur de l’air est particulièrement agréable… C’est pur et frais, alors que le mercure affiche 26 degrés à 9 heures (sacré mois d’août). La première partie du chemin commence en douceur. Pas trop abrupte, avec un premier panorama de choix, à gauche la forêt, à droite ceci :

Une petite photo de mon périple, avec les montagnes en paysage !
Une petite photo de mon périple, avec les montagnes en paysage ! – © Bastien Dauby

Pour l’anecdote, j’ai voulu contourner un chemin et je me suis perdu ! J’ai passé un quart d’heure à beugler comme un âne pour que quelqu’un m’entende… Et j’ai trouvé quelqu’un au moment où je retrouve le chemin. Qu’il est taquin ce karma !

Au sortir de la forêt, c’est là que la pente monte le ton : on arrive au niveau de cours d’eau asséchés où restent seulement les galets et autres gros rochers. La vigilance est de mise, car certains sont instables et il est facile de se faire mal en tombant…

Le Pique d’estats : la contemplation

L’heure tourne et il serait temps de s’arrêter pour refaire le plein d’énergie. Le calme est un bien agréable compagnon de voyage. Seules les marmottes et les vautours accompagnent le bruit du vent. Toutes les conditions sont réunies pour un casse croûte thérapeutique ! L’escale du midi se nomme le Lac Pinet.

Nouvelle escale devant ce somptueux paysage : des montagnes à perte de vue
Nouvelle escale devant ce somptueux paysage : des montagnes à perte de vue – © Bastien Dauby

On pourrait passer des heures les pieds dans l’eau, à bronzer comme à la plage… Le lac offre un cadre qui rendrait insoupçonnables les activités humaines tant le lieu est préservé. L’eau du lac est d’un bleu rare, et fraîche avec ceci ! Il faut pourtant achever l’ascension.

À l’approche du sommet, le chemin se fait de plus en plus pentu. On peut découvrir avec un certain étonnement la présence de glace alors que l’été, la température grimpe au delà des 30 degrés, même à 3000 mètres !

Après un ultime effort, comment récompenser nos braves mollets : une vue des plus somptueuses !

Vue panoramique du Pique d'Estats (3143m)
Vue panoramique du Pique d’Estats (3143m) – © Roberto Lumbreras, 2009

La conclusion !

Nous voici perchés à 3143 mètres d’altitude. Il s’agit d’un des plus hauts sommets des Pyrénées, non loin des 3404 mètres du Pic d’Aneto. Ce dernier se trouve côté espagnol et n’est autre que le toit de la chaîne montagneuse.

La balade est énergivore, mais le spectacle en vaut largement la chandelle !

Image mise en avant : Paysage du Pique d’Estats – ©Boscia & Tusia, Flickr, 30 juillet 2008

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