Il m’est arrivé bien souvent, par un certain chauvinisme Limousin, de mettre à l’épreuve moult gens sur la géographie Haut-Viennoise. Lorsque je prends le malin plaisir de demander quel est le point culminant du département, les plus connaisseurs me répondent avec enthousiasme : le Mont Gargan et ses 731 mètres d’altitude. Mauvaise réponse ! Voici pour vous une escapade au Puy Lagarde, toit du 87 !
L’itinéraire à suivre
Sous ses airs montagneux, le Limousin possède une particularité : ses plus hauts monts sont bien cachés parmi les nombreux sommets alentours. Le Puy Lagarde fait partie de ces points culminants insaisissables sur lesquels il est bon de préalablement se renseigner pour ne pas se perdre en route.
Qu’importe d’où vous venez, l’itinéraire mènera tout d’abord vers Eymoutiers, où le paysage commence sensiblement à s’élever. Il faut dire qu’à cet endroit, nous pénétrons dans le somptueux Plateau de Millevaches et la Montagne Limousine. Passé Eymoutiers, direction Beaumont-du-Lac. Cette petite commune est à proximité quasi directe du Lac de Vassivière. À partir de là, continuez votre route sur la D43 jusqu’à arriver à Châteaucourt. La route du Puy Lagarde n’est pas vraiment indiquée. Passé le panneau Châteaucourt, il vous faudra entamer la première route à droite, monter jusqu’au bout de la route.
Ce sommet…tellement bien caché que même le GPS sera réticent à vous indiquer sa position exacte ! Mais pas de panique : il vous suffira de taper « Puy Lagarde » sur Google, cliquer sur « Itinéraire » et votre route sera tracée !
Petite Marche vers le grand air
Il ne sera cependant pas difficile de savoir quand vous serez arrivés aux 800 mètres du Puy. Au bout de la route, il faudra user de ses gambettes pour gravir un chemin rocailleux et accidenté au travers de quelques encombrantes fougères. Attention à ne pas se faire mal !
Le lieu d’arrivée est symbolisé par trois grandes croix chrétiennes, accueillant les promeneurs comme dans une haie d’honneur au beau milieu de majestueux sapins. Si la marche n’a rien d’une longue balade dans les Pyrénées, elle offre tout de même un joli panorama.
Arrivés à cet emplacement par le chemin, nous regardons tout d’abord à gauche, vers le Nord. On peut y admirer cette partie de la Haute-Vienne, couverte de verdure à perte de vue, parsemée de quelques jolies collines boisées.
La visite continue un peu plus loin…
À droite c’est une véritable partie de cache-cache. De nombreux sapins cachent la vue vers les monts de Creuse. De ce côté, les monts s’élèvent d’ores et déjà plus haut que là où nous sommes. Alors pourquoi ne pas braver la végétation pour essayer d’y voir un peu mieux ?
À travers ces grands conifères, nous voyons une partie du Limousin commençant à prendre des tons de basse montagne. Mais regardez-bien tout au fond…une forme pointue sort timidement de derrière un mont…
Si l’on a l’oeil et que l’on en connait la forme, on reconnaît avec bonheur une montagne qu’il est pourtant ô combien difficile de voir depuis la Haute-Vienne : le Puy de Sancy, toit du massif central et ses 1885 mètres !

Si ces sommets et coins de verdure sont légion en Limousin, le Puy Lagarde revêt tout de même un caractère qui lui est propre, à cheval entre la Creuse et la Haute-Vienne. On peut y revenir autant de fois que possible, impossible de se lasser d’un air pur et d’une nature soigneusement préservée dans une région qui n’en manque pas.
Image mise en avant : Un véritable lieu de recueillement et de paix – ©Bastien Dauby






Merci pour cet article sur le puy lagarde que je ne connaissais pas.